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May 11 2012
Printemps de Bourges – Rock’n'Beat Party
Dernier jour du Printemps de Bourges, et on finit en beauté avec la Rock’n’Beat Party ! On zigzague entre le Palais d’Auron et le Phénix pour voir The Pack A.D., Yuksek, WhoMadeWho, The Rapture et C2C.
The Pack A.D.
Avec un nom sévèrement burné, The Pack A.D. c’est deux nanas bien cool qui envoient du lourd. Dès les premiers coups de grosse caisse, le public court en direction du chapiteau. Des titres très courts, des riffs fracassants et une batterie percutante. Malheureusement, le son sous le chapiteau n’est absolument pas adapté et devient rapidement insupportable !
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Yuksek
Rien de mieux que Yuksek pour mettre de bonne humeur ! Que ce soit de la techno ou du rock, il sait clairement faire danser les foules. Par contre, personne n’a prévenu les ingés son du tournant qu’a pris Pierre-Alexandre avec Living On The Edge of Time ? Parce qu’il ne ressort du chapiteau qu’un son uniforme, alors que son deuxième album est plus subtil. On ne distingue pas le chant, du coup ça se résume à un boum-boum inaudible et des paroles répétitives. Bon point : on ne remarque pas que Yuksek ne sait pas chanter. Par contre, le rendu a des arrière-goûts de kitsch.
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WhoMadeWho
L’année dernière, lors de la Rock’n’Beat Party, les groupes programmés au Palais d’Auron avaient été victimes de leur succès : le public s’était déplacé en masse mais la jauge n’avait pas permis à la foule de voir Metronomy et Chinese Man. Cette année, le Printemps de Bourges n’allait pas refaire la même erreur, mais pour WhoMadeWho, la concurrence est rude : coincé entre Yuksek et The Rapture, le petit groupe danois ne rameute pas grand monde.
Mais WhoMadeWho ne baisse pas les bras et enchaîne les morceaux de dance electro-pop pour faire danser la salle. Les voix suaves des deux chanteurs, amoureux de mélodies folk, se mêlent et plongent le public dans un univers inconnu. On en revient à l’essentiel : des musiciens qui s’éclatent à mélanger les styles. Le show est ludique et décontracté, on s’en paie une bonne tranche avant de reprendre le chemin du chapiteau pour The Rapture.
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The Rapture
Après un Olympia blindé, The Rapture était ce soir venu conquérir un nouveau public. Car si les cercles parisiens considèrent ce groupe comme acquis, la moitié du chapiteau, non initiée aux artistes DFA, découvrait les New-Yorkais. Ne prenant pas de risque, Luke Jenner démarre avec ‘In The Grace Of Your Love’. L’incantation suppliante et le rythme tribal hypnotisant suffira à mettre tout le monde dans le bain.
Les titres sont percutants et enjôleurs à la fois, les refrains sont faciles à reprendre… La chevelure d’ange du chanteur et ses cris hululesques poussés en toute nonchalance achèveront de galvaniser la foule. Les slams commencent à fleurir sur ‘Whoo ! Alright Yeah… Uh huh!’ et la fébrilité reste constante toute la durée du concert : comme toujours, le bordel est de mise. On finit sur l’accrocheuse ‘How Deep Is Your Love’, ils se sont pas foulés, mais la mission est accomplie.
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Lire le live report de The Rapture au Cent Quatre
C2C
Le clou de la soirée c’était les C2C. Au cœur de la soirée, avant que le public ne tombe dans l’ébriété abyssale, les concurrents des Birdy Nam Nam pour la place de meilleur-groupe-de- DJ font cramer les platines. Ils sont bien placés pour prétendre à ce titre : quadruple champion du monde par équipe de Disco Mix Club, C2C est formé du duo Beat Torrent avec 20Syl et DJ Greem de Hocus Pocus. Ainsi ils peuvent ratisser large au niveau des genres pour faire osciller la salle entre blues, swing, soul et jazz.
Le style est décisif mais subtil, les chapes de son se multiplient, le scratch est destructeur, les riches arrangements portent les changements d’atmosphères. La place n’est pas à l’imagination, mais à la danse. Mais si on apprécie leur jeu, on réalise rapidement que c’est plus une démonstration de force qu’un concert. Fatigué des guerres entre artistes, on ne restera pas au set des concurrents pour voir si C2C aura réussi à mettre fin à la dictature des Birdy Nam Nam ce soir.
May 10 2012
Printemps de Bourges – vendredi
Quatrième jour du festival. Et comme par hasard, on se retrouve au 22 d’Auron, pour la soirée rock/fusion du Printemps de Bourges : Friends, Kindness, Citizens!, Slagsmalsklubben, Django Django, Trailer Trash Tracys et Danger.
Friends
On était nombreux à attendre impatiemment le set de Friends. Nouvelle sensation du moment, il était temps de voir ce que ça rendait en live. Et le résultat est plus que surprenant. On hésite tout d’abord à savoir si cette troupe tente un remake de Sauvé Par le Gong : parce qu’avec la queue de cheval en banane, les mocassins compensés et le t-shirt de hard-rock trop grand, l’effet eighties est réussi.
Passé le choc visuel, on se concentre sur la musique. Malheureusement, on perçoit surtout une surenchère de petits cris poussés par la chanteuse, qui se meut sensuellement et descend dans la fosse pour câliner son public. Parfois ce sont des soupirs qu’on entend, parfois des oiseaux, mais c’est la seule différence notable entre les morceaux. Apparemment ils ont l’air de s’amuser, mais quand Samantha monte dans les aigues, ça atteint le nerf auditif de manière douloureuse…
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Kindness
Le Printemps de Bourges aura donné dans l’originalité ce soir. On se retrouve face à Adam Bainbrigde – aux cheveux longs rappelant fortement un clavieriste d’une série AB1 – qui anime un groupe avec un sens du kitsch éloquent. Les deux choristes, telles des crèmes glacées vanille et chocolat, s’aventurent a cappella sur des paroles inutiles sous les instructions d’Adam. Oui, ils se marrent sur scène, oui le chanteur descend dans la foule, mais ce n’est pas suffisant pour couvrir le manque d’intérêt de leurs compositions. La reprise de ‘Teardrops’ de Womack & Womack aura le don achever le peu de curiosité qui restait.
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Citizens!
Comparé à la dernière fois qu’on les avait vus, les Citizens! paraissent cette fois-ci dans leur élément. Le public danse au son des gimmicks entêtants, le jeu de scène n’est là que pour souligner les compositions accrocheuse pas pour cacher un manque de créativité. L’intensité se fait sentir sur ‘Let’s Go All The Way’ sur lesquels Tom donne de la voix, les filles commencent à miauler, l’ambiance se réchauffe. C’est alors que le groupe commence à s’énerver sur ‘True Romance’, et déterminés à apporter une différence, font monter le public sur scène pour ‘(I’m In Love With Your) Girlfriend’ : Tom doit alors s’accrocher aux amplis placés en hauteur pour finir son set. Un show haut-en-couleur digne des Franz Ferdinand !
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Lire l’interview des Citizens!
Slagsmalsklubben
Ces Suédois ont décidé qu’ils donneraient dans blip-hop. Bon, en fait, derrière ce nom un peu prétentieux, leur musique n’est pas non plus révolutionnaire. C’est de l’electro pop un peu house avec des touches de 8-bit. Parfois ça sonne comme des remix déjà éculés… On se laisse emporter par la cohue et on quitte la salle pour se préparer à Django Django.
Django Django
Quand on les avait découverts au festival des Inrocks il y a quelques mois, on avait manqué de s’endormir tellement leurs compositions étaient linéaires et leur jeu de scène statique. Ce soir, pour parer à cette éventualité, les Django Django ont opéré un large déploiement de batteries. La salle est blindée, on se bat pour pouvoir les apercevoir. Et non, ils n’ont pas changé, toujours ce look de geeks moustachus affublés de t-shirts relativement hideux. A part ça, leur rythme demeure hypnotique et ils restent maladroits dans leur performance scénique.
Ceci dit, les morceaux ont cette fois-ci l’air d’avoir été plus travaillés pour la scène. Le public en tous cas est en train de prendre un pied intersidéral, levant les bras et dansant comme pour le dieu de la pluie qui a honoré cette édition du festival. Les musiciens n’hésitent pas à mêler des maracas à des sons de jeux vidéo, le spectacle devient assez prenant, surtout sur l’impressionnante ‘WOR’ qui clôt le set. Intéressant, mais pas conquis pour autant.
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Trailer trash Tracys
Après la tempête Django Django, la salle est désertée. Sur scène, une femme immuable assène des ambiances et interprète des mélodies insoupçonnables. Noyées sous des vêtements sans forme, sa voix ne perce pas la couche de réverbération. Seule lumière au bout de ce tunnel : la basse omniprésente, mais ne serait-ce pas pour mieux nous enfoncer ? Les compositions virent à l’obsessionnel, l’ambiance se fait plus sensuelle, la température monte de quelques degrés. Et la torpeur s’empare du public. Il faut à tout prix s’arracher à ce spectacle.
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Lire le live report de Trailer Trash Tracys au Fireworks! Festival
Danger
Pour finir, on pourrait s’aventurer et écouter Danger. Mais après toutes ces émotions, on a pas eu la force de passer le seuil de la salle. Ca avait l’air violent.
May 09 2012
Printemps de Bourges – jeudi
Troisième jour du Printemps de Bourges. On va d’abord se réchauffer à l’auditorium avec Patrick Watson et Daniel Darc. Rapide saut au Palais d’Auron pour Orelsan puis en route pour la déception au 22 d’Auron avec King Krule – anciennement Zoo Kid, Willy Moon et King Charles.
Patrick Watson
C’était tellement beau, qu’on peut pas vous résumer ça en quelques lignes. Vous aurez un compte rendu en bonne et due forme sous peu.
Daniel Darc
Le monsieur, ex-chanteur de Taxi Girl au passage, mérite plus qu’un paragraphe noyé dans autant de groupes insignifiants. On lui dédiera un papier complet.
Orelsan
Après toutes ces émotions, on va se remettre en allant se marrer avec Orelsan. Pour du rap, c’est bien rock quand même dans le son. C’est cool, on danse, on s’éclate, mais heureusement que toute la salle chante par cœur, parce que la star a un flow plus qu’hésitant. Du coup, on s’éternisa pas non plus.
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Lire le live report du concert d‘Orelsan au Bataclan
King Krule
Auparavant connu sous le nom de Zoo Kid, l’enfant a décidé de se couronner King Krule. Auparavant prodige, le jeune musicien s’imagine maintenant exceller à tous les styles. C’est ni du rock, ni du blues, ni du jazz, c’est pas grand-chose au final. Ses compositions sont plates, l’ambiance cabaret ne prend pas, aucune originalité. Et la reverb n’empêche pas de réaliser qu’il n’a pas de voix. Ses musiciens auraient pu l’aider, mais chacun joue son truc dans son coin sans aucune osmose. Next!
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Willy Moon
Sur scène, deux nanas : une Morticia à la guitare et une girl-next-door à la batterie. Quand soudain débarque un présentateur télé, dans son costard tout blanc, avec ses cheveux gominés. Et le voilà qui commence à crier avec beaucoup de ferveur. Avec son air un peu arrogant, il a le mérite d’avoir une bonne choré, car les compos laissent à désirer et les paroles sont déplorables. La salle reste d’ailleurs stoïque. A travers un son un peu bourrin, on entend des cris d’animaux. Il part dans un a cappella un peu ridicule, puis s’élance dans ce qui ressemble à une reprise des World’s Appart – mais on me fait signe dans l’oreillette qu’il n’a chanté que des originales. Heureusement, son set sera écourté.
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King Charles
Quand on l’avait vu au MaMA y’a deux ans, King Charles donnait dans l’expérimentation, entre l’electro et le baroque avec ce qu’il faut de rythmes reggae. C’était intrigant et jouissif. Mais depuis qu’il a signé, il a pondu un album dégoulinant de bons sentiments, surproduit et sans aucun intérêt : aussitôt écouté, aussitôt on veut l’oublier. Et même si en live, il arrive à rattraper les énormes fautes de goût de l’album, on réalise rapidement que les meilleurs moments sont quand ce n’est pas lui qui a composé les chansons : ‘Brightest Lights’ co-écrite par les Mumford & Sons et sa reprise de Billy Joel, ‘We Didn’t Start The Fire’. Un mec dans la salle se fout de sa gueule… et il a pas tort, ce roi est ridicule.
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PS : Mon cher roi, les femmes ne sont pas interchangeables, merci.
May 08 2012
Printemps de Bourges – mercredi
Deuxième journée du Printemps de Bourges. Ca commence à s’activer, avec plus de salles de concert. On a un peu zigzagué pour voir Ben Howard à l’Auditorium et être déçu, puis on a été surpris par Izia au Phénix, ensuite on est allés au Palais d’Auron pour Dominique A et Camille, pour finir par danser sur The Name au 22 d’Auron.
Ben Howard
Depuis le temps qu’on écoutait Every Kingdom en boucle, il était temps de voir Ben Howard en live. L’auditorium est silencieux, Ben Howard chuchote un hello puis sa voix emplit la salle avec ‘Black Flies’. Rapidement, on a l’impression d’assister au combat du surfeur face à l’océan, la batterie explose telle la vague qui frappe de plein fouet, et notre surfeur se retrouve échoué sur la plage. Mais il ne renonce pas et entame ‘Diamonds’ sur laquelle sa guitare imite le ressac de la mer. Sauf qu’il vient briser ce calme en engueulant un photographe, car le clic de son appareil le dérange. Il s’énerve réellement, l’insulte presque, puis s’excuse auprès du public.
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Le concert reprend, mais c’est là qu’un énorme problème technique intervient. Apparemment la pédale a fait des étincelles, tous ont quitté la salle sauf la violoncelliste. Ben revient et trouve la source du problème : son Bouddha était tombé sur le côté, c’est pour ça que le concert était bizarre. On repart pour le sud de la France avec ‘Old Pine’, la salle l’encourage, sa voix se brise sur ‘Only Love’. On explore ensuite des ténèbres avec une nouvelle chanson, puis Ben devient plus positif avec ‘Keep Your Head Up’… Malheureusement la chanson rappelle furieusement le John Butler Trio. C’est sur cette dernière note qu’il quitte la scène, après un set de six chansons à peine. Il aurait largement eu le temps de faire une chanson de plus. Ben Howard serait devenu une diva ?
Izia
On file au Phenix pour voir Izia. Sa réputation la précède car malgré Revolver, la plus grande salle du festival est pleine à craquer. Au début, le jeu de scène de la demoiselle fatigue un peu, elle s’excite pas mal à crier pour pallier à un manque d’originalité dans ses compos. Puis on commence à s’attacher à cette jeune femme un peu brusque, un peu rebelle, qui aime être tendre et vulgaire à la fois. Une fille qui secoue son public et n’a pas peur de le malmener en lui interdisant les chansons paillardes et autres reprises de supporters bourrés. Certes elle joue beaucoup sur sa sexualité pour attirer l’attention, mais au bout d’un moment, on se rend compte qu’elle est juste elle-même. Que depuis toute petite, elle n’a qu’une hâte, c’est de courir d’un bout à l’autre de la scène, de frapper sur la batterie, d’entendre ses chansons reprises par la foule. Elle ne joue pas un rôle. Et la musique qu’elle joue, c’est celle qui la fait vibrer, tout simplement, celle sur laquelle elle dansait devant sa glace il n’y a pas si longtemps. Du coup, comme elle prend son pied, le public aussi.
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Dominique A
Dans le Palais d’Auron, autre ambiance. Tout le monde est assis et attend Camille. Dominique A balance ses vers sur des notes. Sur des trémolos, il nous raconte que la vie n’est pas l’esclave des étoiles. Souligné par un quintette à vent et un groupe très rock, il oscille entre des souvenirs d’enfance difficiles et prédictions funèbres, il déplore le quotidien et s’inquiète de la détresse qui l’entoure. Et alors qu’on se perd entre rêve et réalité, le bassiste danse un tango avec sa contrebasse. Mais le public ne répond pas, ne cherche pas à saisir les métaphores. Au loin, on entend Dionysos qui est sûrement en train d’escalader le Phenix vu tout le raffut qu’il fait. L’électricité et les déflagrations auront raison des musiciens, mais il sera difficile de tirer une réaction de la salle. C’est très joli, mais on peut pas tous être touchés.
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Camille
On avait aimé l’album ilo veyou, on a aimé le concert. On vous raconte ça plus en détail très vite.
The Name
C’est l’histoire de deux potes qui composent pour Bref. Le geek au t-shirt Atari bidouille sur les machines pendant que le barbu folkeux tape sur la batterie. Ils se démènent, se débattent contre des problèmes techniques – on dirait pas comme ça mais c’est physique. Et petit à petit, le public se met à danser, et réagit lors des pauses calculées. On voit même un téméraire monter sur scène pour tenter un slam. A suivre pour l’album en préparation.
Gagnez des places The Hives à la Gaîté Lyrique
Alors ça y est ! The Hives sont enfin de retour ! Depuis The Black And White Album (décidément, cet humour décapant, ça étonne toujours venant de Suédois…) en 2007, rien ! Et comme ils sont dotés d’une classe folle (faut voir les costumes), pour fêter cette bonne nouvelle, ils font un concert exceptionnel à la Gaîté Lyrique le 16 mai ! Et comme Le Transistor est un site qui déchire, on vous fait gagner des places.

Gagnez des places pour The Hives le 16 mai à la Gaîté Lyrique
La preuve qu’on est un site qui déchire : en 2010, alors qu’ils venaient de jouer contre la tempête aux Eurocks, The Hives ont accepté de répondre à nos questions. Malgré tout, ça commençait à faire long depuis Tarred & Feathered, le maigre EP de reprises dont ils nous avaient gratifiés en 2010 !
Et là, on se dit que dans moins d’une semaine, le 16 mai très exactement, on va pouvoir enfin sauter dans tous les sens et crier avec Howlin’ Pelle ?! Ca va être énorme ! Dans la classieuse salle de la Gaîté Lyrique en plus. Tout ça pour nous faire patienter avant la sortie imminente de Lex Hives le 4 juin !
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Et pour gagner vos places pour le concert des Hives à la Gaîté Lyrique le 16 mai, il vous suffit de poster une vidéo des Hives sur le wall du Transistor.
La manip est simple :
1 Se créer un compte sur Facebook – comment ça c’est déjà fait ?
2 Devenir fan du Transistor – donc ça aussi c’est réglé !
3 Poster une vidéo des Hives sur le wall du Transistor.
Le concours se finit le dimanche 13 mai à 17h59.
May 07 2012
Decouvrez ‘I Gotta Go’ le nouveau clip d’Handcrafted Soul
On vous a déjà parlé d’Handcrafted Soul, un sympathique duo résolument rétro. On avait craqué sur ‘The Brat Song‘, et on s’est vite rendu compte qu’à chaque fois, Mounir et Samia rivalisent de créativité pour mettre en image leur compositions folk, blues ou rock très old school. Cette fois-ci, pour le lancement de leur nouveau clip ‘I Gotta Go‘, Hancrafted Soul a choisi Le Transistor ! Normal, nous direz-vous, avec un nom pareil, on était fait pour s’entendre…

Decouvrez 'I Gotta Go' le nouveau clip d'Handcrafted Soul
C’est leur passion commune pour la culture américaine qui les a réunis : le folk des années 30, les balbultiements du rock’n'roll, la bubble gum pop des années 60… Du coup, toutes leurs vidéos s’habillent d’un filtre vintage irrésistible. Et pour fêter leur 1000 fans sur Facebook, les Handcrafted Soul ont décidé de mettre en image leur titre ‘I Gotta Go’. On vous fait découvrir ce nouveau clip en avant-première ! Attention, ils se préparent à envahir l’ORTF avec ce scopitone.
Au passage, on vous rappelle que leur premier EP Handcrafted Soul est déjà disponible et que les Handcrafted Soul seront le 8 juin en concert au Scop’Club.
Printemps de Bourges – mardi
Première journée du Printemps de Bourges. Il n’y a pas encore grand monde. On a commencé le festival par la déroutante GiedRé qui ouvrait au Phénix. Puis on s’est posté au 22 d’Auron pour profiter un peu de découvertes folk pop avec The Barr Brothers, Rover, Balthazar, Jacuzzy Boys, Baxter Dury et The Minutes.
GiedRe
On savait déjà que c’était cool, puisqu’on avait fait une session. Mais là c’est la première fois qu’on la voyait en live. Et c’était tellement bien qu’on va faire un papier dédié.
The Barr Brothers
Avant, les frères Barr, Brad et Andrew de leurs petits noms, jouaient dans le groupe The Split, un groupe montréalais d’avant-garde, flirtant avec le jazz fusion. Puis un jour, Andrew tombe amoureux. Et c’est le drame, parce que cette charmante Sarah Page joue très joliment de la harpe. Du coup, les frangins abandonnent l’expérimental pour faire de folk doucereuse. C’est dommage parce que ça paraît bateau et on s’ennuie ferme.
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Rover
Rover n’est pas une découverte. Après l’avoir rencontré en novembre dernier, on avait assisté à sa première Marock en mars. La dernière fois, on avait maudit l’ingé son. Cette fois-ci, si le son est plus riche, c’est la salle qui n’est pas très réactive. Même si Rover a débordé niveau timing, il en ressort une performance un peu froide, au cours de laquelle le groupe n’a pas réussi à tisser des liens avec son public.
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Balthazar
Sur scène, aux côté d’une délicieuse violoniste, un chanteur un peu crooner raconte une histoire un peu à la manière du barman qui partage sa brève de comptoir. La basse mène la danse, les voix se superposent, les choristes tentent de tempérer les refrains. C’est sympa, ça paraît frais… sauf qu’on sait pas trop où ils veulent en venir, on est un peu déphasé par les directions quasi contradictoires que prennent les morceaux. On note au passage qu’ils prendront la peine de nous dire en français qu’ils ont sorti un premier album, Applause, et sont déjà en train d’enregistrer le suivant.
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Jacuzzy boys
Ce trio a beau faire un vacarme de tous les diables, aboyant et criant à tout bout de champ, a au moins le mérite d’être direct. Les bruitages sont équivoques, la batterie est très punk – avec la casquette à l’envers un peu old school, le guitariste cheveulu s’excite sur sa guitare – compensant pour le bassiste. Les mélodies sont pas développées mais on couvre le tout de noise pour pas que ce soit trop évident et ils ont manifestement envie de faire passer le message qu’ils sont déjantés. Les Jacuzzy Boys font penser un peu à un groupe de lycée dans un Comic : ils sont bien marrants.
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Baxter Dury
C’était un réel plaisir de voir Baxter Dury sur scène. Aussi on développera dans un papier dédié.
The Minutes
De nouveau un trio qui ravage tout sur son passage. Avec les coupes courtes gominées, on a un peu l’impression qu’ils s’embarquent pour une blitzkrieg. Surtout qu’ils sont un peu hargneux dans la manière de balancer le chant… c’est des rebelles, c’est clair, c’est marqué sur la grosse caisse. En tous cas, avec leur rock’n’roll garage bien bourrin, ils ont le sens du show. Et tous les ingrédients sont là : une bonne batterie, des paroles bien guimauve, des chansons boulet de canon, un guitariste égocentrique et un bassiste qui fait ce qu’on lui demande de faire. Mais c’est pas très original.
May 06 2012
Agenda – gagnez des places pour Rizzle Kicks le 24 mai
Cette semaine, on a très envie de vous faire découvrir les Rizzle Kicks, un groupe de hip hop bien frais. Et comme ça tombe trop bien, ils seront le 24 mai au Nouveau Cas avec Elisa Jo. Du coup, on s’est arrangé pour vous offrir des places !! Rendez-vous en fin d’agenda pour savoir comment gagner.

Agenda - gagnez des places pour Rizzle Kicks le 24 mai
Lundi, veille de jour férié, c’est calme. En lendemain d’élections, Youssoupha sera à l’Olympia. Au Batofar, metalcore avec Of Mice And Men. A la Loge, soirée Klaxon avec Boule et Phantom & the Ravendove. A l’Espace B, ce sera shoegaze avec Blackbird Blackbird et Edimbourg. A l’Inter, c’est une soirée Electronic Mutation qui vous attend avec Poil, Ultrazook et Barberos.
Mardi, fin de la guerre, enfin ! Après le Bataclan, on prendra le Last Train Home avec les Lostprophets (oui, je sais elle est nulle). Au Trianon, reggae classieux avec Groundation. A la Flèche, soirée Cooperative Music avec Toy, Stealing Sheep et Crybaby. A l’Espace B, couscous gratuity avec Dolls for Idols et The Chickties. A l’Inter, re-Electronic Mutation avec Neeskens, Jean Jean et Hot Panda.
Mercredi, on évite soigneusement le Zénith. Remarque au Bataclan, pas sûr que Paradise Lost soit bien mieux que Cœur de Pirate. Au Trianon, on se fout de l’amour avec Anaïs. A la Cigale, sensation : Morten Harket c’est le chanteur de A-Ha ! A la Flèche, la Ricard SA Live Session refait des siennes : concert gratuit avec Mrs Good (au Point FMR), John Grape (interview) et Hugh Coltman. Au Glazart, rock bien lourd avec Dub Trio et Guns of Brixton. Au Studio de l’Ermitage, June et Jim présentent Les Forts, leur premier album. A l’espace B, Balade Sonore avec The Rustle of the Stars et One Lick Less. A l’Inter, y’a les 50 Miles From Vancouver (interview) !
Jeudi, ça commence à s’activer. Camille entame une semaine de Trianon avec ilo veyou (Chronique). Amon Tobin sera à l’Olympia – pssst : l’after se fera au Petit Bain. Au Cent Quatre, Gush (à la Cigale) et A Band Apart vont faire le Kloeb 104. A la Cigale, soirée Guinness avec The Dubliners. Folk toujours avec Laura Gibson au Café de la Danse. A la Machine, soirée minimaliste mature avec Music for 18 Musicians de Steve Reich interprété par l’ensemble Le Cabaret Contemporain et Christophe Chassol. A la Bellevilloise, surprise avec General Elektriks (à Rock en Seine) et CongopunQ. Au Petit Bain, ça va saigner avec Doctor Flake et Filastine. A l’Espace B, on va avoir besoin d’Hyperclean après Cannibales Chatons. A l’Inter, French Toast avec Vendege, Kidsaredead et Graamh.
Vendredi, c’est suivant les goûts. Rockabilly à l’Olympia avec l’Irlandaise Imelda May. Rap à la Cigale avec Yelawolf. Electro grandiloquente à la Gaîté avec SebastiAn (au festival des Inrocks). Metal symphonique à l’Alhambra avec Delain. Chanson Française au Café de la Danse avec Batlik. Mais au Trabendo, le festival ÅÄÖ débute par un concert gratuit avec Lo-Fi-Fnk, Pacific! et Simian Ghost. A la Marock, Gonzaï vous apprend la vie avec Chevalier Avant Avant Garde, la perchée Sir Alice (rencontre) et Splash Wave (rencontre). A la Flèche, le Club Folamour propose de la jeunesse avec Tanlines, Young Dreams et Young Magic. Au Point FMR, festival Humanist Records avec J.C. Satan, Scorpion Violente, Le Prince Harry et Berline 0.33. Si vous avez le courage d’aller jusqu’à Bretigny, passez au Rack’Am, y’a Hyphen Hyphen : ils valent le détour. Au Bus Palladium, on encourage Mr D. And The Fangs, Josephine Street et Jina. A l’Espace B, on accueille les Canadiens de Terror Bird. Et à l’Inter, on va voir le Electric Suicide Club (aux Eurocks) qui envoie du petit bois.
Samedi, les vrais sont au Stade de France pour Metallica. Ambiance humanitaire à la Cigale avec Kitoslev. A la Flèche, c’est le Fargo Social Club avec Joseph Arthur et Kandle. A la Gaîté, festival suédois ÅÄÖ toujours avec Peter Von Poehl et Free Fall. Si on dépasse le périph, Canal 93 a programmé Djazia Satour (interview), Mai Lan et Lana Reina. Au Bus Palladium, on soutient Motion of Hips, Charlie L et Gaspard Royant. A l’Espace B, suite du festival Humanist Records avec Sand Circles, Heatsick et Cankun. A l’Inter, Another Sunny Night avec Dorian Pimpernel, Stars In Coma et Poketbooks.
Dimanche, on se fait un goûter en compagnie de Peter Von Poehl à la Gaîté pour le festival ÅÄÖ. On vous recommande aussi la soirée à thème au Nouveau Cas : St Augustine et We Are Augustines. Nouvelle sensation de hipster, Lower Dens sont au Point FMR. Hip hop au Glazart avec Masta Ace. Soirée nippone à l’Espace B avec 8OTTO, Nokies et Miila & the Geeks. Enfin, à l’Inter, Les Dirigeables présentent Thomas Truax, Morro et Katel. Mais pour finir la semaine en beauté, on ira au 114 pour suer au son des Clock’n'Works.
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Et pour gagner vos places pour le concert des Rizzle Kicks au Nouveau Cas le 24 mai avec Elisa Jo, il vous suffit de poster une vidéo des Rizzle Kicks sur le wall du Transistor.
La manip est simple :
1 Se créer un compte sur Facebook – comment ça c’est déjà fait ?
2 Devenir fan du Transistor – donc ça aussi c’est réglé !
3 Poster une vidéo des Rizzle Kicks sur le wall du Transistor.
Le concours se finit le dimanche 13 mai à 17h59.
May 04 2012
Entretien avec Erevan Tusk
Par un jour mi-figue mi-raisin, le Transistor rencontra Pierre, Pacome, Alexandre, Nix et Jim d’Erevan Tusk. Leur premier album vient à peine de sortir, c’était l’occasion de parler de tout ce qu’évoque Fortify Your Innocence.
Le groupe a l’air super sérieux. Mais ils m’assurent qu’ils ont soif de parler. « Alors le Chelsea – Barça… » démarre Nix, le bassiste. Et la conversation de virer rugby et féria. Ils survolent les questions préparées, en balayent certaines de la main. Ils ne parleront pas de leurs formations précédentes comme Starboard Silent Side et Rrose Tracet.

Entretien avec Erevan Tusk
A l’écoute de leurs chansons, on rêve de grands espaces. Jim raconte où il a écrit les paroles. « Dans la cuisine, dans la salle de bain y’en a une je crois, salle à manger… et chambre à coucher aussi. Quand tu fais une soirée, le meilleur lieu ça reste la cuisine. C’est toujours le meilleur moment : il fait chaud, c’est un peu petit donc convivial, on est à côté du frigo… » Et en un instant, ils ont a réussi à brutalement nous ramener à la réalité. « On s’est pas isolés pendant un certain temps pour enregistrer le disque. On a fait les maquettes en chez nous sur ordinateur. Et puis après on est passé en studio pour les enregistrer en vrai. C’est l’espace du studio qui crée l’espace de l’album. Il était immense ce studio. »
Jim conclut : « Les grands espaces qu’on ressent ça vient de l’imaginaire. » Justement, on imagine les textes écrits dans un bus au fin fond de l’Amérique Latine. « On était plutôt en punto sur le périph. »
Tout dans l’univers d’Erevan Tusk appelle au voyage. « Chacun de son côté a pas mal voyagé, et ça forge forcément certaines compos. Comme on arrange tout ensemble, chacun apporte sa patte. Même si les textes sont peut-être composés après coup, ils ont été inventés ou créés dans un imaginaire. Mais ça se fait pas que dans la projection c’est un truc pensé vachement instinctif aussi. » Mais Jim avoue tout de même une passion pour les Etats-Unis. « Je sais que les paysages là-bas, les gens que tu rencontres là-bas, la manière de vivre des gens là-bas… Comme San Franciso c’est une ville qui m’a inspiré pour pas mal de textes. »
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Pour Jim, le thème principal reste l’enfance. « Cette espèce de quête perpétuelle de l’enfance. C’est quelque chose qui me plaît, j’aime bien rester un enfant. On est sérieux, mais à l’intérieur je crois qu’on est tous des enfants. » Autant dans les textes que dans la musique. « Elle assez enfantine, elle est pas très dure, elle est pas très percussive, mais en même temps elle est douce, elle est lisse. L’enfance c’est dynamique sans être percutant… L’innocence est précieuse et il faut la consolider. Il faut essayer de préserver quelque chose d’enfant en chacun de nous. »
Pour Pierre, il faut arrêter de chercher un sens à la musique. « C’est pas un truc sémantique en fait comment ça se passe la musique. Ca dépend de l’interprétation, mais ensuite comment c’est créé, ca part d’une idée de chacun. On a chacun notre vécu, on vient avec une idée et après on compose tous ensemble. Ca se construit sur nos interactions. C’est comme ça qu’on va réussir à créer ce truc-là, y’a pas vraiment de choses préconçues, c’est un truc vachement ressenti. » Jim vient à sa rescousse. « C’est spontané, instinctif. On pourrait l’analyser, mais je pense que y’a pas vraiment d’idéal musical quand on fait de la musique. Enfin on aime la musique, on a chacun une idée, une conception très précise de la musique. Mais au moment où on le fait, on a pas forcément l’idée absolue de ce que ça va être. »
Du côté des inspirations, Pacôme par exemple aime beaucoup les poètes britanniques. « Ca fait beaucoup référence à la poésie dans son terme le plus global. Après dans les influences, ya des auteurs comme William Blake, y’a du Keats , du Yeats… » Ce qui donne un côté très romantique à leurs compositions. « Certains nous demandent si on trouve pas ça ringard de faire de la poésie, de regarder des films qui traitent de romantisme. Non pas du tout, on s’en cache pas du tout au contraire. Sur ma table de nuit j’ai des recueils de poème et je trouve ça chouette. Par exemple le film Bright Star, celui qui parle de la vie de Keats. On l’avait vu quasiment au même moment et il nous avait énormément marqué. »
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Au niveau du son, et étant donné qu’ils sont signés chez Underdog, on aurait parié sur Samy Osta à la production. Mais c’est Antoine Gaillet, un ami de lycée de Pacôme, qui s’en est chargé. « Je l’avais rencontré quand j’étais au lycée. Et depuis on se voyait assez souvent, on avait gardé une relation amicale. Je lui faisais écouter souvent des titres, que je faisais, je lui ai fait écouter cassidy y’a deux ans et il a vachement accroché, et depuis il a suivi un peu le groupe. Il a vachement façonné en fait notre son. Ce qu’il a fait au niveau du mix, c’est vraiment super. » Il faut savoir que Antoine Gaillet a réalisé le dernier M83, mais a aussi travaillé avec les BB Brunes, Mademoiselle K… « Il bosse avec plein plein de gens. Après il a fait aussi des trucs super indé comme Berg Sans Nipple, Yeti Lane, ça a rien à voir, mais aussi Julien Doré. C’est un réalisateur. Pour gagner de l’argent, il faut travailler sur des projets qui … C’est ce qui lui permet de faire travailler sur des plus petits groupes à côté. Maintenant, il commence vraiment à se faire un nom dans ce milieu. »
Et pour clore l’interview, Erevan Tusk illustre sa pochette. « Sinon demain on va peut-être se baigner parce qu’on va dans le sud, on va jouer à Cannes. Il fait 20°, il fait beau, on peut aller pique-niquer. A Cannes il fait jamais gris, le mistral dégage les nuages même si ça fait froid en sortant de l’eau. » Mais les ricochets, ça se fait pas dans la mer. « Y’a une meilleure flotabilité dans la mer, pour faire la planche, c’est beaucoup mieux. La dernière fois que je suis allé me baigner dans une rivière, c’était dans l’Hérault, j’ai vu un castor… »
Réclame
Fortify Your Innocence, le premier album d’Erevan Tusk est sorti le 30 avril chez Underdog.
Erevan Tusk sera le 13 juin au Nouveau Cas avec The Dove & The Wolf.
May 02 2012
PIAS Nite : Alt-J, Lisa Hannigan et Zulu Winter
Casting de nouveaux venus prometteurs et de talents en pleine confirmation pour la PIAS Nite du mois d’avril; l’occasion de retrouver à la Flèche d’Or les “ils ont tout des grands” Alt-J, l’enchanteresse Lisa Hannigan et ces marchands de rêves de Zulu Winter.

PIAS Nite : Alt-J, Lisa Hannigan et Zulu Winter
Alt-J
Evacuons d’emblée cette pesante question : oui, Films, c’était bien eux!
Quatuor au look de geek, quelque part entre Hot Chip et Bon Iver, Alt-J brouille les pistes de manière admirable pour produire une pop léchée, jonglant avec des arrangements à couches multiples et des lignes vocales en cascade. Sur scène, ce spleen énergique est porté par une basse enveloppante et très travaillée, rappelant quelques descentes propres à Radiohead période Hail to the Thief. La voix de Joe, le barbu du clan, est impeccablement posée, puissante mais jamais poussive; elle est de celles dont on aime à entendre des histoires racontées sous le sceau de la confidence dans l’obscurité d’une nuit calme.
Morceau après morceau, le groupe construit une musique au spectre large, une musique de paysages et d’étendues, jouant des harmoniques et des canons avec un soin qu’il est plutôt rare de rencontrer dans une formation aussi récente.
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Lisa Hannigan
De Lisa Hannigan on se souvenait bien entendu de ses contre-poids timides dans les balades tire-larmes de Damien Rice (‘9 Crimes’ notamment). Deux albums plus tard, dont le dernier, Passenger, sorti en 2011, et après avoir écumé les routes avec d’autres hommes, c’est en solo, mais toujours entourée qu’on l’a découvre enfin pour sa première date parisienne.
Seule avec sa guitare en guise d’introduction à elle-même, elle impose silence et respect dès les premières notes. Habitée, le regard fixe et intense, elle s’inscrit dans une tradition de conteurs folk, de ces gens qui vous hérissent le poil en deux phrases et un coup de corde. Sa voix particulière, comme une caresse râpeuse, teinte ses ballades d’une authentique tristesse sans jamais tomber dans le pathos.
Rejointe dès le deuxième morceau par cinq musiciens, elle entame alors un passage audacieux mais réussi de l’Irlande originelle aux routes poussièreuses d’une Amérique bercée au son du banjo. Les instruments passent de main en main et chacun semble avancer à l’instinct, de sorte que l’on se retrouve spectateur d’une prestation vivante et bouillonnante.
Loin des clichés de la chanteuse folk à comptines fleuries, la musique de Lisa sent la sueur et transpire la noirceur des émotions complètes et vécues à fleur de peau. Plus incantatrice que compteuse à mesure qu’elle prend de l’ampleur et de l’aisance, sa nervosité délicieuse donne du corps à chacune de ses chansons, interprétées sans retenue et avec une belle dose d’humilité.
Communicative, elle adore ce qu’elle fait et cela se voit; elle entraine un public toujours plus conquis dans ses compositions terreuses de femme abîmée de vivre. Elle jure qu’elle reviendra; ça tombe bien, nous aussi.
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Zulu Winter
Sensation de ces derniers mois, les cinq londoniens toujours sans album clôturaient une soirée déjà bien placée niveau score card. Dévoilant peu à peu les morceaux de ce qui devrait être une des réussites de l’année, Zulu Winter est “en vrai” comme dans le casque : un son profond et enveloppant comme une brume, calibré et ciselé, ne laissant aucune place à la surprise ou à la prise de risque. Et vu la réussite du mélange, on ne saurait s’en plaindre.
De manière quelque peu dérageante à certains moments, ce subtil mélange de rythmiques puissantes et d’instrus vaporeuses vient rappeler à nos mémoires endormies les travaux de Foals, notamment sur Total Life Forever. La filiation est évidente mais ne vire pour autant pas au plagiat puisqu’il se dégage une vraie sincérité et un investissement authentique de chacun des membres du groupe.
Comme pour alimenter la communion lancinante avec un public en plein trip, les cinq musiciens prolongent les séquences instrumentales et développent leur savant équilibre keyboard/guitares sur lequel reposent finalement toutes leurs compositions.
Bien que pas foncièrement très différent du précédent, chaque morceau contribue à créer une bulle dont on ne sort pas, dans laquelle on évolue nécessairement, désorientés mais maintenus en flottaison par une musique complète et entêtante.
Une immersion consentie de laquelle on se réveille sans heurts, les souvenirs encore un peu cotonneux, mais avec la certitude d’avoir passé un beau moment.
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Réclame
Le premier album de Alt-J, An Awesome Wave, sortira le 28 mai chez PIAS.
Le nouvel album de Lisa Hannigan, Passenger, est sorti le 27 février chez PIAS. Lisa sera au festival Benicassim.
Le premier album de Zulu Winter, Language, sortira le 14 mai chez PIAS. Ils seront au Isle of Wight festival, au London Calling et au Field Day.
May 01 2012
The Dandy Warhols – This Machine
A mesure que les albums s’enchainent la question se fait de plus en plus légitime. The Dandy Warhols vont-ils se planter un jour ? En tout cas, ça ne sera pas pour cette fois. This Machine, leur nouvel opus, est la huitième démonstration studio de la maestria acquise par le groupe de Courtney Taylor-Taylor (et/ou Zia McCabe question de point de vue) dans l’exercice de ses fonctions.

The Dandy Warhols - This Machine
Courtney annonçait un album plus grunge, c’est chose confirmé dès l’introduction basse de ‘Sad Vacation‘. Un gros son fuzz bien poisseux, la voix semi-chuchotante de Courtney Taylor-Taylor, les back de Zia, et les riffs d’ambiance psyché de Peter Holmström. Question entrée en matière, on peut difficilement mieux poser un univers. Plongée immédiate dans le lo-fi creepy et un ‘Autumn Carnival’ placé un poil trop tôt dans l’album. Mais bon vu qu’on shuffle tout maintenant, ça passera carrément inaperçu. Plus inaperçu en tout cas que ‘Enjoy Yourself’, un track aussi lazy que son titre qui donne l’impression d’être dans une comédie musicale rock à deux balles. On oublie et on bascule dans le stoner-grunge ‘Alternative People’ qui malgré son côté expérimental et passé les premiers WTF sonore, se laisse écouter et fini par prendre, presque trop naturellement.
Cinquième titre, une pause s’impose. ‘Well They’re Gone’ s’en charge merveilleusement d’un mélange gispy lo-fi du plus bel effet. Une petite perle de break et certainement l’un des meilleurs titres à ce jour. Et on reprend la highway sonore avec ‘Rest Your Head’. Là aussi un titre de circonstance : une chanson simple, agréable, pas prise de tête, dans la plus pure veine Dandy. Changement de décors encore avec ‘16 Tons’, ambiance western lazy pour cette reprise cradingue du tube country de Merle Travis, un titre hybride qui vaut l’écoute pour son coté décalé. Quel que soit le registre, les Dandys sont à l’aise, un peu trop même. Et l’impression se renforce à l’écoute d’ ‘I Am Free’. Encore un bon titre. Mais facile. Facile… mais bon !
Place au garagesque ‘Seti VS the Wow! Signal’ qui en phase avec son titre de série Z fait figure de gros morceau cheap fuzzé à l’arrache que seuls les Dandy peuvent rendre sexy. Transition extrême, ‘Down Shoot She Cried’ est un instrumental lancinant de six minutes, aussi dérangeant qu’envoutant, où s’entremêlent une ritournelle rassurante à la guitare et une nappe d’harmonica inquiétante. Assurément le morceau le plus weird de cet album qui aurait amplement trouvé sa place en tant que titre final, si ‘Slide’ n’avait pas été un mini-résumé parfait de tout ce que This Machine recèle.
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The Dandy Warhols livrent une fois de plus un opus haut en couleur, à la cohérence relative mais au charme certain. Et s’il fallait vraiment trouver un défaut à cet album, on pourrait pinailler sur l’absence d’un vrai gros titre imparable… Ou juste soulever le fait que les Dandy Warhols ont quand même un bon gros poil dans la main… Une critique qui n’en est pas vraiment une, car c’est entre autre pour ça qu’ils sont aussi cool !
Réclame
This Machine, le nouvel album des Dandy Warhols, est sorti le 24 avril.
Lire l’interview des Dandy Warhols
Agenda – gagnez des places pour The Big Sleep le 18 mai
Cette semaine, la programmation n’est pas folle, on se remet à peine de la semaine écoule. En attendant, on vous fait gagner des places pour The Big Sleep qui seront le 18 mai à la Flèche d’or avec EMA. Et pour vous faire une idée, leur nouvel album Nature Experiments vient de sortir en digital ! Pour savoir comment gagner les places pour leur concert, rendez-vous en fin d’agenda.

Agenda - gagnez des places pour The Big Sleep le 18 mai
Lundi, petite mise en jambe. Le grand showman Miles Kane en envoie plein la vue à la Cigale. Au Point FMR, on vous invite à aller découvrir la nouvelle formation et le nouvel album de The Cribs avec Divine Paiste en première partie. Au Café de la Danse, soirée folk toute douce avec Bowerbirds. Pour s’en prendre plein les oreilles, direction le Divan du Monde avec Headcharger. A la loge, soirée Klaxon pour découvrir Hi Cowboy et E.T. On The Beach (avec le chanteur de Applause). A l’Espace B, ambiance caribou avec Aun et ThisQuietArmy. Enfin à l’Inter, les Balades Sonores fêtent la sortie de La Fabrique, le premier album de Maud Lübeck.
Mardi, y’a pas foule après la manif. Au Bataclan, les Mindless Behavior ont explosé les ventes de la Marock – mais c’est pas pour autant que c’est bon. Au Point FMR, une ravissante artiste : Rachael Yamagata. Pour du kei hard rock, on va au Divan du Monde voir D. Pour du hard rock plus occidental, ce sera à la Bellevilloise avec 7 Seconds, Bouncing Souls, The Menzingers et Risk It. Mais ce sera plus simple de se retrouver à l’Inter pour une Out of Bounds avec Sea of Bees et Kalamazoo au programme.
Mercredi, on se réveille enfin. A la Cigale, on se rue pour les chansons pop léchées de Rufus Wainwright. Quelques centaines de metres plus loin, les Pony Pony Run Run préparent leur doublon de Trianon. Au Bataclan, c’est Anathema avec Amplifier en première partie. Dans la même veine, Russian Circles seront avec Deafheaven au Point FMR. A l’Alhambra, Train poursuit encore et toujours sa carrière avec son sixième album : California 37. Au Café de la Danse, ce sera du abstract hip-hop pour changer avec DJ Cam et surtout Lippie en première partie. Mais juste avant, Barbara Carlotti donnera un showcase Fnac. Au Nouveau Cas, Tristan Nihouarn de Matmatah présente son album solo. A la Flèche, c’est complet depuis bien longtemps pour les Alabama Shakes. Ils étaient au Printemps de Bourges, The Black Seeds seront à la Marock. A Mains d’œuvres, soirée garage avec Dan Sartain et Jaguar. Au Divan, soirée Balades Sonores avec Resa, Overhead et Cleo T. A l’Espace B, ce sera de la folk avec Sweet Sweet Lies et The Beautiful Word. A l’Inter, soirée On the Road avec My Name Is Nobody, Thomas Merry et Mark Trecka.
Jeudi, pas de grosse tête d’affiche. Au Bataclan, on va voir si La Chanson du Dimanche a des choses à dire. Au Trabendo, Ghostpoet et Micachu & the Shapes sont à l’origine de l’étonnant ‘Morning’. Au Point FMR, Don Niño présente son quatrième album : In the Backyard of Your Mind. Au Divan du Monde, on s’éclate à l’ancienne avec Parabellum. A la Marock, Malted Milk défend le nouvel album Get Some ! Pour du bon blues, Tino Gonzales est au New Morning. Au Théâtre Traversière, ambiance festive avec Boulevard Des Airs (session). Au Petit Bain, Sonic Party electro-noise avec Admire All, Tungstène et Lab°. Au Bus, on soutient Missils Airlines, Madame Monsieur et Julia Cinna. A l’Espace B, on va danser au son de Tresors et Keep Shelly In Athens. A l’Inter, les Waaa présentent leurs artistes : DeWitt, Fredda et Studio Paradise.
Vendredi, ça pourrait être pire. Au centre Pompidou, le collectif Soundwalk partage ses trouvailles de la mer Noire avec Medea. Au Cent Quatre, c’est la Nuit Ouf, qui nous emmène dans un autre monde avec Amon Düül II, Zoufris Maracas, Zombie Zombie et Crane Angels. Au Trianon, Steven Wilson l’éclectique. Au Bataclan, les Foster The People (au festival des Inrocks Black XS) rassemblent. A la Cigale, Ryan Adams reste toujours aussi dispensable après 13 albums. A la Gaîté Lyrique, l’Orchestre de Chambre de Genève rend hommage à John Cage. Au Point FMR, Chelsea Wolfe est une artiste habitée. Au Théâtre Traversière, FM Laeti (session) va faire monter la température. A l’EMB, les encensés François & the Atlas Mountains (au festival des Inrocks Black XS) et les petits frère de Karkwa (interview) : Monogrenade. Au Bus, on soutient Zulu, Arthur Ribo et La Dingue. A la Loge, Maud Lübeck invite Edward Barrow (session P20RIS) sur sa première partie. Au Batofar, après avoir opéré au sein de Diablogum, Experience ou Binary Audio Misfits, Michel Cloup s’est lancé en solo. A l’Espace B, on a hâte de voir Joy With Colors. A l’Inter, soirée Give Up The Funk avec Mamaradio et Backpack Jax.
Samedi, pas grand-chose. Au Trianon, un ciné-concert : La Haine et Asian Dub Foundation. Au Point FMR, à l’occasion de la sortie de son livre, Jean-Louis Costes donnera un concert en compagnie de SebastiAn (au festival des Inrocks Black XS). A la Flèche, le duo Equateur fête la sortie de son premier EP avec un concert de Collateral et D’Austerlitz. Au New Morning, ils ont pas la langue dans leur poche, c’est Les Hurlements d’Leo (aux Eurocks) et Les Fils de Teuhpu. A la Loge, on découvre la folk de Raphael Kidd. A l’Inter, Novarama fait la teuf avec DLC et The Name (de la bande son de Bref).
Dimanche, c’est misère. Y’a du rock progressif au Glazart avec Ill et Jolly. Sinon, direction l’Inter pour la soirée Des lieux associatifs pour les jeunes avec Why Not Cherie et Madame Lenoir.
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Et pour gagner vos places pour le concert de The Big Sleep à la Flèche d’Or le 18 mai avec EMA (au festival des Inrocks Black XS) , il vous suffit de poster une vidéo de The Big Sleep sur le wall du Transistor.
La manip est simple :
1 Se créer un compte sur Facebook – comment ça c’est déjà fait ?
2 Devenir fan du Transistor – donc ça aussi c’est réglé !
3 Poster une vidéo de The Big Sleep sur le wall du Transistor.
Le concours se finit le dimanche 6 mai à 17h59.
Les rapides écoutes, semaine 17
J’ai déjà remarqué que quand il fait un temps dégueulasse j’ai tendance à écouter plus de nouveautés, alors que par beau temps je me précipite sur des valeurs sûres. Rien à en tirer probablement. Reste que du coup la semaine a été pauvre…
Bunch of Crows – Petting the Inner Monster
Je n’ai aucune idée de comment cet album a atterri dans mon itunes. Il a fallu faire intervenir Gracenote pour l’identifier, avec avoir été par hasard à la suite d’un autre les Piste 1 et Piste 2 qui l’entame. Visiblement ils sont rennais et l’album date de 2010, donc je suis un peu à la bourre sur le sujet. Sauf que le bon rock n’était pas si courant en France, il était bon de faire remonter ce projet à la surface
Birdy – Birdy
Je passais chez Warner pour un showcase (et pour bouffer aussi) quand deux CD me tombent dessus dans une enveloppe. Birdy et Santigold. Après avoir Instagramé mon trésor, je note que je suis apparemment je seul à le pas connaître Birdy qui aura bientôt 16 ans et donc la premier album sort chez Atlantic. Malgré des arrangements et des productions parfois un peu trop electro pop genre “faudrait que ça passe en radio pour que ça marche un peu”, l’album de Birdy est loin d’être inintéressant. On y retrouve une bien belle voix, des mélodies sympathiques, parfois tendres ou sensible et des textes finalement pas si 16yo. Une découverte pour ma part, mais une bonne découverte.
Electricitiz – Orange métallique
Apparament, tout le monde sait désormais que je suis un crevard mondain. Du coup, avec l’album d’Electricitiz, j’ai reçu 3 oranges (des clémentines en fait, mais ça nique le jeu de mot avec l’album si je dis pas orange). Je les ai déjà bouffé. Elles étaient pas mal. Sinon l’album est rigolo. Les jeunes franciliens ont des trucs à dire, ils le disent le français et ça c’est cool. Et quand ils n’ont plus rien à dire ils en font même une chanson. Ca sent un peu trop le Téléphone et les inspirations rock français 80′s, mais bon.
April 27 2012
Chuis la. C’est rigolo. on attend Young Professionnal. Et j’ai peur #somusic (Taken with instagram)
April 26 2012
Santigol + Birdy = Merci Warner (Taken with Instagram at Warner Chappell Music France)
Entretien avec Citizens!
Citizens! est un tout nouveau groupe. Des singles catchy parus sur une compilation Kitsuné et les chaleureuses recommandations de leur producteur, Alex Kapranos – oui, le chanteur des Franz Ferdinand – auront suffi à piquer la curiosité du Transistor. Semblant sortis de nulle part, les jeunes gens semblent avoir déjà des idées arrêtées sur ce qu’ils veulent faire.
Citizens! est tellement frais qu’ils n’avaient pas encore de nom quand la compilation Kitsuné est sortie. « Y’avait rien en face du titre, juste un blanc. Le groupe a été établi autour de nos chansons et de convictions communes. On savait que le nom viendrait une fois que tout serait en place. »

Entretien avec Citizens!
En même temps, Kitsuné pouvait pas non plus leur jeter la pierre. « A l’époque, Gildas [le patron du label] venait d’avoir un enfant et lui-même n’avait pas encore trouvé de nom pour son bébé. On lui a dit qu’il valait mieux prendre son temps pour ce genre de décisions. Maintenant on est contents de notre choix, même si c’est difficile à googler, ça tape sur une affiche. Mais on y travaille, on a des espions chez Google qui s’en occupent. »
La tentation est de fouiller le passé des membres du groupe. « On a tous joué dans des groupes avec différents degrés de succès, certains plus connus que d’autres… oui je sais ça veut absolument rien dire. Mais en résumé, on est nés… et on a monté Citizens! » Ils insistent sur le fait que rien d’important ne s’est passé avant 2011.
Lawrence : Non, à part le fait que Sunderland ait gagné la FA Cup en 1972.
Martyn : Non, c’était en 1973 !
Lawrence : On était pas nés, mais ça c’est important.
Martyn : On pourrait te raconter nos vies, mais c’est pas si intéressant que ça. Par contre, on peut raconter comment le groupe a commencé.
Le jour où Citizens! est né… « On s’est rencontré à une soirée chez des potes. Dans ce type de soirées, tu croises toujours les mêmes personnes. Des fois, tu guettes une personne en particulier… Nous, c’était celui qui passait toujours des disques de Martin Rev alors que tout le monde essayait de danser sur Rihanna. Et comme personne n’a envie d’embrasser le mec qui passe des musiques suicidaires lors des soirées, on s’est trouvés.
Martyn : Et puis il y avait notre pote Mike, un batteur génial, mais comme il sortait de six ans de prison, il pouvait pas trouver de bon groupe.
Lawrence : Et Thom venait de se casser la jambe, donc Chelsea a dû se passer de ses services, c’était la fin de ses ambitions de footballeur professionnel. Il était justement en train de noyer son chagrin à la soirée où Tom et moi on s’est trouvés. Sur le moment, on s’est dit qu’on allait commencer un nouveau groupe. C’est comme ça qu’est né Citizens!
Martyn : Oui, le passage sur la prison était une blague.
Lawrence : En même temps, il porte une légère moustache… ça pourrait être pour passer incognito ?
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Monter un nouveau groupe quand la scène londonienne en pullule, c’est ambitieux. « C’est parce que les groupes londoniens autour de nous n’étaient pas assez excitants à notre goût. On avait l’impression d’être dans une vague de revival : on met le tout dans un beau packaging et on croise les doigts pour que ça marche. C’était pas très artistique, pas très passionné. » Et pourtant ce genre de groupes vendent des disques. « C’est pas ce qu’on recherche. Si tu fais un album juste pour vendre des albums, ça n’a pas vraiment de sens, et ça sera pas non plus un très bon album de toute façon. On était pauvre avant, et on est pauvre maintenant, donc on a rien perdu au change. On veut pas sonner cucul mais oui, on a gagné au change : on a notre groupe et notre album. »
Avant de se tourner vers Alex Kapranos, les Citizens! ont rencontré beaucoup de producteurs. « On a rencontré des personnes très intéressantes, mais on n’a rencontré personne qui se sentait suffisamment concerné par notre groupe… Jusqu’à ce qu’on rencontre Alex. En fait, Mike était en prison avec un des amis d’Alex. Non, on avait des amis en commun et il a entendu les démos. On s’est retrouvés d’abord pour boire une bière, et tout est parti de là. » C’est fou comme le hasard fait bien les choses tout de même. « Bon d’accord, on va être honnêtes. Simon Cowell nous a recrutés, on a passé une audition X-Factor, on va être l’équivalent des Rolling Stones pour les One Direction ! »
Blague à part, c’est apparemment Alex qui s’est lui-même proposé d’être leur producteur. « C’était une extraordinaire opportunité de faire quelque chose d’extraordinaire. Y’a tellement de groupes qui se jetteraient sur l’occasion quand un producteur leur dit qu’il peut les faire sonner comme un groupe synth-pop des années 80 ou les Arctic Monkeys… comme ils ont vendu plein d’album, beaucoup veulent faire comme eux ! » Les Citizens! savaient qu’avec Alex, ils pourraient trouver leur son. « Nous, on voulait pas sonner comme untel ou untel, on voulait sonner comme les Citizens! On adore les Arctic Monkeys, on adore certains groupes de synth-pop des années 80, mais on adore aussi Kanye West, on adore Queen… »
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Leur but commun, c’est de faire de l’inattendu. « Y’a tellement de musique, tu reconnais le groupe dès que tu allumes ta radio. T’as pas besoin d’écouter la fin, tu connais les parties de batterie, et tu sais comment ça va sonner. Pour nous, il faut qu’une chanson soit ouverte. Dans une même chanson, rien ne devait se faire écho. Si on commençait sur un style heavy rock, bien lourd à la Led Zeppelin, la batterie devait sonner comme les Flaming Lips par exemple. »
Ils veulent sonner comme du Kanye West qui produirait du Arcade Fire. « On veut pas sonner comme les Strokes. On a envie d’ouvrir une nouvelle voie, comme eux l’ont fait y’a 10 ans. On a décidé que notre son correspondait à une Volkswagen Beatles poussée du haut de l’Empire State Building… Imagine le son que ça fait quand la voiture entre en contact avec le sol de cette hauteur. Avec tous les cris des gens au passage ! Et la vue imprenable ! Et le vertige !! »
Réclame
Here We Are, le premier album des Citizens! est à paraître le 28 mai chez Kitsuné/Cooperative Music.
Les Citizens! seront en première partie de The Rapture le 26 avril à l’Olympia. Puis au Printemps de Bourges au 22 Est le 27 avril. Ils seront le 7 juin au Point FMR. Et au Rock Dans Tous Ses Etats aussi le 30 juin.
Live Report de leur concert à la Flèche d’Or pour la Soirée Coop.
What’s Louis my killa ? (Taken with instagram)
April 25 2012
Go Nadeah! (Taken with instagram)
Merci @polydorfrance ! (Taken with instagram)
Gagnez Sentimental Distortion l’EP de Pink Noise Party
Jamais à court de bons plans, Le Transistor vous fait découvrir Pink Noise Party ! Pour fêter leur passage au Printemps de Bourges, on vous fait gagner Sentiment Distortion, l’EP du groupe electro-rock du moment (c’est eux qui le disent !).

Pink Noise Party par Quentin Caffier
On vous en parlait lors de la sortie de l’EP. Mais depuis, Pink Noise Party a pris de l’ampleur ! En effet, soutenus par SFR Jeunes Talents, notre duo déjanté se retrouve au Printemps de Bourges ce vendredi ! Mais comme tout le monde n’a pas la chance d’habiter dans le Cher ou même dans le Centre, Le Transistor vous offre leur EP Sentimental Distortion.
Pour vous donner envie, voilà la vidéo de ‘Chamonix’.
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Et pour gagner Sentimental Distortion, le premier EP de Pink Noise Party, il vous suffit de poster une vidéo du groupe sur le wall du Transistor.
La manip est simple :
1 Se créer un compte sur Facebook – comment ça c’est déjà fait ?
2 Devenir fan du Transistor – donc ça aussi c’est réglé !
3 Poster une vidéo de Pink Noise Party sur le wall du Transistor.
Le concours se finit le dimanche 6 mai à 17h59.
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